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| Les cyclones |
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Introduction Andrew, Hugo, Allen, Mitch: sous ces prénoms se cachent quelques-uns des phénomènes météorologiques les plus dévastateurs, les cyclones. Au plus fort de leur développement, ces tempêtes tropicales géantes peuvent s'accompagner de vents soufflant à plus de 250km/h. Les cyclones n'ont pourtant besoin que quelques ingrédients pour s'amorcer: une vaste masse d'eau chaude, une dépression initiale et des vents modérés soufflant dans une direction constante. La formation d'un cyclone: Lorsque la couche superficielle de l'océan s'échauffe sous l'action du soleil, de forts courants ascendants d'air chaud et humide se forment par convection, créant ainsi une zone de basse pression. Cette situation provoque la convergence de vents de faible altitude, eux aussi chargés d'humidité, qui alimentent le mouvement ascensionnel. Au contact d'air plus froid, la vapeur d'eau se condense et forme un nuage orageux. La chaleur latente dégagée par la condensation accélère l'ascension de l'air au sein d'une colonne qui aspire de nouvelles masses d'air chaud et humide de moyenne altitude. La pression atmosphérique s'accroissant au sommet du nuage, des vents divergents se forment et l'air est expulsé. En redescendant, l'air se réchauffe et subit l'aspiration de la zone de basse pression de surface. Le processus cyclonique est amorcé.
La structure interne d'un cyclone: Un cyclone est constitué de bandes orageuses formées par la convection de l'air chaud et humide de l'océan. Ces cellules convectives s'organisent en spirales enroulées dans le sens anti-horaire (dans l'hémisphère Nord), qui subissent l'attraction de l'œil du cyclone, une zone de très basse pression. En raison de la force centrifuge, les vents ne parviennent toutefois pas jusqu'à l'œil et atteignent le maximum de leur vitesse dans le mur du cyclone, où ils tourbillonnent en montant. Parvenu au sommet du nuage, où règnent de hautes pressions, l'air est entraîné dans le sens horaire vers la périphérie du cyclone, où il forme des cirrus. L'œil du cyclone est une zone de calme relatif, d'environ 30km de diamètre. L'océan aspiré par le cyclone, les cyclones s'accompagnent d'un phénomène inhabituel et dévastateur: la marée de tempête. Poussée par les violents vents convergents, aspirée par la dépression, la surface de l'océan se soulève de plusieurs mètres en dessous de l'œil du cyclone. Lorsque le cyclone atteint la côte, cette masse d'eau se déverse sur le littoral et cause des inondations. Les dégâts causés par un cyclone: Les effets destructeurs d'un cyclone se font sentir lorsqu'il atteint une côte. Les vents violents arrachent les arbres et dévastent les constructions. Les pluies torrentielles font déborder les rivières et causent des glissements de terrain. Enfin, les marées de tempête causent des inondations souvent dramatiques: plus de 300 000 personnes ont péri noyées lors du passage d'un cyclone au Bangladesh en 1970, lorsque la mer s'était soulevée de 12m. L'évolution d'un cyclone: Lorsqu'une perturbation s'organise autour d'une zone de basse pression où soufflent des vents de 37 à 62km/h, on parle de dépression tropicale. La dépression évolue en tempête tropicale: les basses pressions se creusent, tandis que les vents forcissent entre 63 et 117km/h. Une tempête tropicale devient un cyclone lorsque la vitesse des vents dépasse 118km/h. Dans l'œil qui se forme au centre de la masse nuageuse, la dépression descend en dessous de 980hpa. Privé de sa source d'énergie principale, l'eau chaude, le cyclone s'affaiblit très rapidement. La phase de dissipation commence quelques heures à peine après qu'il a pénétré au-dessus des terres.
La classification des cyclones: L'échelle Saffir-Simpson définit cinq catégories de cyclones en fonction de la pression atmosphérique, de la vitesse des vents et de la hauteur de la marée de tempête. Elle permet de prévoir l'importance des dégâts. |